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Pourquoi ne vient-Il pas à mon secours?

Tu diras : « Mais moi, je ne me prends pas pour Dieu.  Je suis petit et faible; j’ai vraiment besoin d’aide. »  On te dira alors que Jésus, Mahomet ou Bouddha reviendra qu’il n’y a qu’à patienter...  « PATIENTER!  C’est ici et maintenant que j’ai besoin de lui! Je me noie!  Qu’est-ce qu’Il attend pour m’aider?  » 

IL ATTEND SIMPLEMENT QUE TU LE LUI DEMANDES. 

« C’est tout? »  

C’est tout. 

Quand tu as besoin d’un extrait de naissance, ne déposes-tu pas une demande écrite dans un bureau?  Et pourquoi ce bureau, qui ne te connaît pas, t’enverrait-il ce papier?  Aucune raison.  Avec Dieu - qui, Lui, te connaît bien -, il faut aussi faire une demande, mais seulement pour poser un acte de foi libre, car on ne lance pas d’appels vers les nuages sans supposer que quelqu’un, là-haut, les entendra.  Il est donc indispensable que tu fasses une demande; oh, rien de compliqué : un cri du cœur suffit, mais un vrai.  Ce que tu viens de me dire avec tant de véhémence, dis-le Lui directement, mais attention! il faut être poli et respectueux, car tu ne parles pas ici à n’importe qui et aussi parce qu’Il ne te doit rien.  Comme Dieu est libre, Lui aussi,  rien ne L’oblige à te répondre, pas vrai? 

Donc, attention au ton de ta demande.  Il est très allergique à toutes les formes d’orgueil et d’arrogance et quand on Lui parle bêtement, Il devient aussi sourd qu’un coffre-fort de plomb.  Par contre, un ton humble et doux a, sur Ses Saintes Oreilles,  l’effet d’une voix d’ange.  S’Il te voit à genoux, petit et suppliant, Son cœur de Père fondra.  Aussitôt, Il sonnera la Cavalerie du ciel et Il te l’enverra.  Tout cela, mon ami, est parfaitement réel; plus réel que la guerre, le sang et le malheur.  Dieu répond aux petits, aussi vrai que le soleil brille et que l’amour existe.  Car l’amour existe; tu le sais, tu le vis, il te donne des ailes blanches pour t’élever au-dessus des bassesses de ce monde.  Cette grande coulée vibrante qui soulève et dilate ton être à l’infini après l’avoir percé comme un javelot de feu, c’est l’invention de Dieu.  Et c’est, de toutes Ses œuvres, la plus parfaite merveille.   

Pour les horaires, rassure-toi.  Les bureaux du ciel sont ouverts en permanence, même le dimanche, car les chèvres - qui ne vont pas à la messe - choisissent souvent le jour du Seigneur pour tomber dans les trous (elles sont comme ça depuis deux mille ans et il y a peu d’espoir qu’elles vont changer un jour).  Sois donc bien tranquille, car là-haut, c’est une administration sérieuse : les demandes ne se perdent pas, parce qu’elles sont assignées tout de suite et traitées sur-le-champ.  Quant à l’exécution, bien qu’excessivement lente pour notre impatience - surtout quand nous souffrons -, elle est toujours parfaite.  Car un père, ne l’oublions pas, c’est d’abord un éducateur.  Dieu ne veut pas d’enfants gâtés chez Lui; c’est pourquoi il Lui arrive de faire traîner les choses, non seulement pour tester notre foi, mais aussi pour nous enseigner la patience, l’endurance, l’oubli de soi; pour nous purifier.  Le grand Abraham lui-même, trouvant que la promesse de Dieu tardait trop à venir, a décidé d’agir de son côté pour avoir un enfant.  Quel embarras après, quand le miracle promis s’est finalement produit!  Il s’est trouvé avec deux enfants, dont un seul était le vrai dauphin; il a dû répudier l’autre avec sa mère et a créé un fossé entre les descendants des deux enfants.  

Voilà pourquoi, le mieux, c’est encore d’attendre que Dieu se manifeste.  Pas bêtement, les bras croisés; mais dans l’attente active d’une femme qui prépare sa maison pour l’arrivée de son fils et qui continue à frotter des vitres déjà brillantes parce que rien ne lui semble assez parfait pour lui.  C’est cette attitude de l’âme qui attire Dieu comme un aimant; celle de la Vierge Marie qui, comme tout son peuple, attendait le Messie, mais en rêvant de se mettre au service de la femme qui aurait un jour l’honneur de Le porter.  Ce qui détermine la longueur de l’attente, c’est sa qualité.  On peut pleurer, crier, c’est humain et permis; mais quand l’attente use notre confiance en Dieu, on est presque certain d’attendre encore longtemps. 

S’il a fallu récemment doubler le personnel dans les bureaux du ciel parce que les appels de détresse se multipliaient, c’est peut-être un signe que les hommes se réveillent et que dans le malheur, ils se souviennent de Dieu.  Qu’on n’aille donc pas me dire que les appels augmentent parce que le nombre d’humains aussi a augmenté.  Cela alerterait nos chers Nouvel-âgeux qui pensent toujours, mais oui, qu’il y a trop de monde dans le monde. 

Y a-t-il trop de monde dans le monde?  Non.  C’est un vilain mensonge, parce que chaque âme créée est voulue, donc aimée par Dieu.  Elle n’est jamais de trop, et sois sûr, mon ami, qu’au moment fatidique où les avions suicides ont embouti les tours le matin du 11 septembre, Il avait déjà préparé chaque âme pour cet instant.  Ceux qui n’avaient pas encore fini leur travail sur la terre, Il les a empêchés de se rendre au bureau.  Quant aux autres, ils ont reçu pour ce dernier instant toutes les grâces nécessaires pour faire le grand passage.  Quel belle consolation de savoir que dans l’affreuse mêlée du récent tsunami, chaque âme humaine fauchée par la furie des vagues avait été préparée, suivie jusqu’à son dernier souffle, que chacune a reçu le traitement personnel conforme à sa valeur unique, irremplaçable.     

Oui, Dieu est comme ça.  Aussi vrai que le soleil brille et que l’amour existe.  N’allons donc jamais croire qu’Il demeure insensible à tout ce sang qui coule, car Il pleure avec nous lorsque nous sommes frappés; mais Il n’enfreindra pas la loi du libre arbitre, celle qu’Il a établie dans Sa parfaite Sagesse.  Pourquoi ce libre arbitre?  Pour une seule raison.  La perle des raisons.  La raison des raisons, celle qui prime toutes les autres raisons : Il veut qu’on Le choisisse librement, par amour.  Autrement, ce serait l’esclavage programmé que l’homme qui se croit Dieu est en train d’instaurer.

C’est bien vrai : Dieu nous aime.  À vie et à mort.  Il veut que nous L’aimions à vie et à mort.  Rien de moins.  Tout ou rien.  Personnellement, je crois qu’Il est fou; c’est d’ailleurs pour ça que je L’aime.  Et je fais tout ce que je peux pour qu’Il m’accueille chez Lui lorsque mon heure viendra.  J’aspire de toute mon âme à entrer dans Son Temple, dans cet Asile doré où il y a, paraît-il, des milliers de fous comme Lui.

 

Appelle. 

Il répondra. 

Garanti. 

G-a-r-a-n-t-i.

 

Roger Poisson

 

si Dieu a déménagé dans un petit placard, Il est parti avec Ses Commandements et Ses interdits, mais aussi avec Ses grâces et Sa grande protection.  Il a tout emporté, y compris les bonnes choses, en disant tristement : « Sans Moi, vous ne pouvez rien faire. »  Et s’Il pleure a fond de Son placard, ce n’est pas seulement à cause de l’ingratitude des hommes qui Lui brise le coeur; c’est aussi parce qu’Il sait que l’homme livré à ses moyens et à toutes ses passions ne peut que réussir une seul chose : MOURIR.

Je te recommande spécialement Jésus.

 

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